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    Anthroposcène

    Projet scolaire dans lequel mon groupe et moi devions concevoir une exposition de mapping vidéo sur un thème libre. (Re)montrer la Nature et la richesse des sols, comprendre et sensibiliser sur ce qui nous semble acquis.
    L'anthropocène, ère géologique caractérisée par l'influence de l'être humain, devient alors l'Anthroposcène, théâtre des actions de l'Homme sur la Nature. Dévoiler l'humanité en toile de fond, ne pas la montrer directement, mais la suggérer fortement. La Nature vise à reprendre sa place, se montrer dans sa splendeur et sa vérité.

    Déroulé de l'exposition

    La visite prend la forme d’un voyage ; le visiteur sera témoin des découvertes et réactions d’un individu anonyme, explorant le monde souterrain. Il suivra celui-ci parmi les champs et les labours, s’enfonçant progressivement sous la terre pour y découvrir les animaux, les roches et les traces de la vie qui marquent ce monde. Plus son parcours le mène profondément sous la terre, plus il sera amené à s’interroger sur son rôle dans cet écosystème dont il ignore beaucoup. Un narrateur omniprésent décrit au visiteur les réactions et pensées importantes de l’individu anonyme qu’il accompagne, invitant chacun à prendre conscience de sa place dans la biosphère qui nous abrite tous.
    Vous pouvez retrouver le dossier de conception complet par ici

    Constitution de l'équipe

    Camille Protat (expérience utilisateur, storyboard, animation);
    Paul Lebée (Concept, scénario, expérience utilisateur);
    Baye Gora Der (Gestion de projet et concept);
    Alexandre Bianchini (Narration et concept);
    Jules Ligeret (Direction artistique et concept).

    (Re)présenter la nature

    Il y a deux éléments principaux dans cette direction artistique, et bien que l’ensemble des choix s’y retrouvent argumentés, je souhaiterais mettre l’emphase sur deux de mes parti-pris concernant la représentation de l’humain et de la nature sans tomber dans un cliché attendu, surfait et mal exécuté.
    Dans le premier, l’humain n’est jamais représenté directement, à vrai dire, il n’y a volontairement aucune présence humaine visible dans l’exposition (hormis bien sûr le visiteur). Je me suis donc engagé dans un jeu de formes/contre-formes appuyé par la narration pour évoquer l’humain ; ce qui se traduit par le texte de la narration envahissant les différentes scènes de l’exposition sur un fond noir reprenant des formes issues de l’architecture brutaliste. Du fait que notre médium soit la lumière, les formes brutalistes se retrouvent donc à être des contre-formes, l’absence de lumière.
    Dans un second temps, je me suis concentré sur la représentation de la nature afin de rester en adéquation avec le message de notre exposition. Cela m’amenant à réfléchir à comment représenter sincèrement la Nature, sans l'intermédiaire d'une trace et d'une déformation humaine ? Après moults réflexions, j’en suis venu à la conclusion que le photoréalisme, que ce soit au travers de la photographie ou de la 3D photoréaliste. Ce choix me semble le plus juste pour notre propos, quoi de mieux que la Nature pour se représenter elle-même dans toute sa diversité ? Bien que circonscrivant la réalité dans un cadre, la photographie est le médium qui est le plus à même de moins dégrader la nature de la Nature par une intervention humaine trop forte/marquée.
    Il serait bien trop long de discuter dans cette page de l’ensemble de mes choix, vous retrouverez donc la direction artistique complète ici.